Balles Courbes

Catégorie: Noël 2010

Noël 2k10 – Planes, Trains & Automobiles

Un temps des fêtes sans John Hugues c’est une festivité incomplète. Tous les enfants des années 80 seront d’accord avec moi sur cette affirmation irréfutable. Dans la vaste sélection du père de la nostalgie circa 80, un choix s’impose et ce depuis ma tendre enfance : Planes, Trains & Automobiles et l’intemporel duo formé par Steve Martin et John Candy.

À mon grand malheur un faux remake a déferlé sur nos écrans cette année (Due Date, que je n’ai pas l’intention de voir) et c’est une raison de plus pour ne pas laisser ce petit brio d’esprits des fêtes se perdre dans la poussière et l’oubli.

Pour l’histoire, on l’a connait avant même de la connaître. Un homme d’affaire (Martin) souhaite retourner chez lui pour le Thanksgiving et connaît tout de sorte d’embûches. Il se retrouve avec un compagnon de voyage (Candy) qui ne lui facilite pas la tâche malgré ses bonnes intentions. Insérer ensuite une multitude de gags visuels, d’humour pince sans rire et de répliques assassines de la part de Steve Martin et vous obtenez la comédie type des années 80, coiffé d’une musique mal assortie et d’une fin heureuse pour tous les parties.

Bref, le récit est accessoire à la chimie opérée par Martin et Candy qui s’envoie la patate chaude à grand coup de talent comique et ce pour notre plus grand divertissement.

J’y reviens à chaque année et je connais le film à la scène près mais, je suis toujours satisfais. Le confort et la familiarité sont de mise quand je m’assois devant ce film et immanquablement je souris. N’est-ce pas là le but de l’exercice ? Sourire et s’évadé, rien qu’un brin, pour embrasser l’essence même des vacances ?

Faites-vous plaisir, ça se trouve si facilement et surtout à si peu de frais. Du bonheur à infuser, sceller sous vide sur les tablettes de votre marchand préféré.

 

 

Noël 2k10 – The Maltese Falcon

Noël c’est la nostalgie, du moins, entre mes deux oreilles un peu têtues.

Pour moi, la nostalgie n’a pas de couleur et elle défile sur pellicule à un rythme effréné. L’un de ses artisans, depuis mes premiers balbutiements collégiaux en études cinématographiques, est Humphrey Bogart et son jeu uniforme et efficace. Moi et Bogart, c’est une attraction incontournable depuis la première rencontre. C’est pourquoi The Maltese Falcon, à mes yeux, reste un incontournable en toute saison, particulièrement quand la neige est lourde et que le temps en famille nous permets de recharger les piles et d’apprécier le temps.

J’ai longtemps planché sur l’œuvre de John Huston et je reviens toujours sur ce film, classique dans la forme, qui devient le reflet d’une époque et la prémisse d’une carrière avec le recul. Bogart est en grande forme, le récit classique est en pleine possession de ses moyens et le temps devient virtuel face à cet intemporel récit qui meuble ma mémoire.

Alors je vous suggère d’y revenir sur ce film pour, bien sûr, le jeu de Bogart. Mais aussi pour le jeu de Peter Lorre et la présence emblématiquement accessoires des femmes dans cet univers machiste et codifié au possible. Il y a aussi l’intérêt de relire le roman de Dashiell Hammett qui, dans le genre, n’est pas piqué des verres. Aussi, les subtilités pour éviter la censure et quand même insinuer tant de vices et de corruptions sont riches et surtout, savoureuses.

Pour toutes ces raisons et pleins d’autres qui se découvrent à chaque écoute, revenir sur ce film essentiel est un incontournable des fêtes.

 

Noël 2k10 – les Merrie Melodies

Elles datent un peu mais les Merrie Melodies, dans mon cœur d’éternel adolescents, n’ont pas prisent une seule ride. Depuis le début des années 30, les courts métrages produits par Leon Schlesinger ont influencé à peu près tout le monde dans l’univers de la création visuelle et les générations futures ne perdront pas une seule image avec l’explosion des restaurations sur supports numériques et autres opérations commémoratives orchestrées par la Warner Bros. pour générer des profits sur de vieilles franchises vétustes.

Même si l’intérêt est d’abord et avant tout capitale, notre plaisir n’en est pas vraiment affecté, fort heureusement.

La période des fêtes est propice à l’écoute abusive de ces courts-métrages et, bien que subtiles, les différences entre les Merrie Melodies et les Looney Tunes sont notoires. Alors, petit court d’histoire en très bref.

+ À la base, les Merrie Melodies étaient un véhicule promotionelle pour les musiques endisqués par la Warner Bros. Contractuellement, les Melodies devaient contenir au moins un refrain populaire produit par la Warner Bros et, si possible, chanter par un artiste de renom. Fort heureusement, cette close du contrat a vite été abandonné pour laisser libre court à la continuité visuelle des courts.

+ En 1932, It’s Got me Again a été nominé pour le tout premier Oscar remis à un film d’animation. C’était le début de la consécration pour Schlesinger et ses Melodies.

+ Les Merrie Melodies, pour suivre le pas imposé par Walt Disney et son Technicolor, ont utilisé la couleur avant les Looney Tunes.

+ Bugs Bunny, figure phare de la Warner Bros., était d’abord et avant tout un personnage conçu majoritairement pour les Melodies.

+ Sur ce point, les Looney Tunes et les Merrie Melodies utilisaient des personnages bien distincts dans les années 30 et au début des années 40. Graduellement, les sauts de séries étaient fréquents et éventuellement les deux productions devinrent virtuellement indiscernables dans les lignes directrices, à l’exception des génériques d’ouverture et de fermeture.

C’est tout pour l’histoire.

Alors, pourquoi les Merrie Melodies avant les Looney Tunes ? J’adore les deux avec une passion équivalente mais les Melodies, dans la forme, sont les précurseurs de choses qui ont marqué ma jeunesse comme les vidéoclips et la diversité musicale (voir même l’introduction de la musique classique dans mes souvenirs).

Ma fille est encore trop jeune pour subir de longues périodes d’écoutes mais éventuellement, j’utiliserais l’influence paternel pour la faire dévier faire ces choses qui me plaisent plutôt que vers les dessins animés limite épileptiques qui polluent les ondes de nos jours.

Faites vous plaisir, les Golden Collection des Looney Tunes sont en réduction dans presque tous les points de ventes et, à petites doses quotidiennes, ça remontent salement le morale de se faire bercer jusqu’à la grandiose clôture << That’s all folks >> qui fait office de baume sur le cœur jusqu’à la prochaine rencontre.

Pour finir en beauté, je vous laisse sur le sublime What’s Opera Doc de Chuck Jones, l’une des Melodies les plus marquantes et avec raison.

Enjoy!

Noël 2k10 – Mutts

* Publié dans le cadre de mes SÉLECTIONS DE NOËL 2010, un projet boule de neige jusqu’au Nouvel An 2011 *
Mutts de Patrick McDonnell // Site Officiel

Non-exclusif aux festivités de Noël, l’univers de Patrick McDonnell n’en demeure pas moins un incontournable et surtout,un intemporel. Celui que j’ai longtemps considéré à tord comme un vulgaire contemporain édulcoré de Charles Schulz nous présente plutôt un univers riche, singulier et attendrissant. Earl et Mooch, les deux principaux protagonistes, s’étalent devant nous et leur humour, toujours juste, apporte des sourires aux plus récalcitrants.

J’aime bien revenir à l’occasion sur Mutts en cueillant, au hasard, un ou plusieurs ‘strips‘. Dans les faits, c’est difficile de se limiter qu’à une seule histoire tant la simplicité d’Earl et Mooch est contagieuse. Se faire flatter la bedaine, être en vacance et flâner sont, dans l’ordre et le désordre, l’essentiel des activités prisées par les deux animaux de compagnies errants.

Avec une histoire par jour, le plaisir se renouvelle de lui-même, suffit de s’inscrire à la liste d’envoi électronique.

Pour les fêtes et les rassemblement familiaux, Mutts est un classique instantané. Comme une pantoufle neuve déjà bien comfortable. L’essayer c’est l’adopter, pour user au possible les clichés. J’aimerais ajouter des superlatifs mais, il suffit de lire et le charme s’opère de lui-même. Quelques cases vous suffiront et, à la douce, l’esprit festif s’installe… Et la gloire de la paresse nous gagne.

” Yesh ”

Noël 2k10 – Les boissons saisonnières de Starbucks

* Publié dans le cadre de mes SÉLECTIONS DE NOËL 2010, un projet boule de neige jusqu’au Nouvel An 2011 *

Dans ma chaumière, l’automne et le Noël imminent sont des prétextes bétons pour abuser des boissons chaudes et mauvaises pour nos artères. Starbucks, le géant du pays d’en-dessous, vient combler nos besoins avec ses saveurs festives et surtout, saisonnières.

D’abord il y a le roi des saveurs automnales : Le Latté au lait de poule. Un intemporel, j’en boirais littéralement à l’année même si le taux de sucre est alarmant. Riche et savoureux, une journée grise de novembre prends des allures de carnaval quand on y ajoute de la crème fouetté et une touche subtile de cannelle. Vraiment, on ne peut pas se tromper avec l’empereur des saveurs.

Ensuite, le Moka à la menthe ne laisse pas sa place non plus. Rappelant les après-midi autour d’un foyer de notre enfance, les arômes de chocolat et de menthe nous enveloppe et nous transporte, sans faute, vers des pantoufles de tailles démesurées et des chandails de laine aux motifs agressant mais familiers.

Le petit dernier, soit le Latté au caramel brûlé, n’est pas encore un classique dans la maisonnée. Intéressante utilisation du caramel ici mais aux cotés des deux autres, il faut encore office de parent pauvre. Par contre, pour alterner les goûts et casser la routine, le caramel n’a pas son égal.

Mais vraiment, qu’elle que soit votre choix de saveurs, les cafés des fêtes de Starbucks seront toujours un accompagnement de choix pour un film en famille où une petite promenade pour sélectionner le sapin de la maisonnée. Personnellement, je passerais l’hiver avec un Latté au lait de poule de fusionné à la main droite mais économiquement, la manoeuvre serait peu viable.

Profitez-en avant qu’ils ne disparaissent jusqu’à l’an prochain.

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.